"Omoide no ashiato, la trace des souvenirs" : mes peintures du Japon



La découverte d'une technique

Ma première exposition

C'est à l'occasion de la sortie de mon recueil de haïkus illustrés "Le Japon, 100 instants de voyage" que les libraires lyonnais Sophie et Olivier de La Virevolte me proposent de réaliser une exposition.

S'il est question au départ d'afficher des reproductions agrandies de certaines pages du livre - les dessins étant réalisés à l'ordinateur - l'envie de proposer des créations plus inédites et à la main me pousse à expérimenter une nouvelle technique : la peinture.


Mes premières peintures : du lavis au pinceau sec

Les premiers essais, gorgés d'eau et tentant d'imiter le trait net du lavis sont peu concluants. Il faut attendre que le pinceau s'assèche pour que sa trace charbonneuse, proche du fusain, me séduise. Guider par mes souvenirs, les impressions sensorielles de mon voyage, je tente de tirer partie du contraste noir/blanc, de la variété de textures et de l'expressivité que m'offre cette nouvelle technique.



Le choix des sujets

La fillette au chignon

Dès les premiers essais, c'est à travers la figure ronde et naïve de la fillette à chignon que les images de "mon Japon" se traduisent. Comme si les découvertes faîtes là bas avaient fait ressurgir mon âme d'enfant. Finalement le voyage et l'enfance n'auraient-ils pas cela en commun : nous éveiller et nous faire grandir ?

Les décors du voyage

Peu à peu j'ajoute à la fillette les paysages qui m'ont marquée : une certaine pagode, la montagne vue du train, ce volcan au bord de la mer, la campagne vue de la fenêtre de notre maison... Les peintures s'affinent et se chargent, tout en conservant leur simplicité et la monochromie.

Objets et détails

Enfin d'autres motifs s'ajoutent à la série : la reproduction d'une peinture de l'artiste Shu Yamamoto vue à Osaka (le chat à la perle ci-dessous), la danse hypnotique des poissons rouges, l'envol d'un héron, une statuette, les fleurs de prunier, le regard d'un chat dans une ruelle, une ombrelle... Les détails nous font souvent ressentir la différence culturelle. Est-ce que ce chat voyait qu'on était pas japonais ?



Les peintures face au public

Les peintures sont officiellement inaugurées à la librairie la Virevolte à Lyon où elles reçoivent un accueil chaleureux des passionnés et curieux du Japon mais aussi d'un public attendri et amusé de suivre la fillette dans ses découvertes.


L'exposition se déplace et suscite chaque fois des échanges intéressants sur la culture, le voyage mais aussi sur la poésie qui nourrit mon travail. Elle rencontre les publics de l'Espace Lyon Japon (école lyonnaise de japonais), du Rêv Café de Montreuil, de la Japan Expo (Paris) et de la Japan Touch (Lyon), de Heat (food-hall lyonnais) lors d'une exposition collective dédiée à la culture nippone ; de l'Office de Tourisme de l'Arbresle dans le cadre d'une exposition intitulée "De l'Arbresle au Japon" (printemps 2020) mettant en parallèle les dimensions initiatiques du voyage et de l'enfance.



Faire vivre les peintures

Des reproductions

Pour permettre à certains de garder un souvenir de l'exposition, quelques peintures ont été reproduites au format carte postale. Comme pour mes cartes-poèmes, c'est à l'Imprimerie lyonnaise Valette que la tâche a été confiée pour retranscrire au mieux la texture du pinceau sur un papier rappelant celui du dessin.

Ces cartes sont parfois disponibles à la librairie la Virevolte (Lyon 5), sur ma boutique en ligne et lors d'évènements auxquels je participe. Ouvrez l'oeil !


Un livre illustré en cours...

Enfin, le projet de regrouper les peintures dans un livre a débuté à l'été 2019 : cette fois un roman ! Le récit abordera essentiellement le quotidien chez une famille d'agriculteurs japonais avec les réflexions identitaires et environnementales que cela fait naître. L'occasion, pour le lecteur, de tisser un fil entre chaque peinture, d'en reconstituer l'histoire, le voyage. En espérant qu'il puisse un jour être publié !